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07 octobre 2021

La célébration de la saint François du 1er-3 octobre 2021 à Lubumbashi

 


 

Pour la Famille franciscaine de Lubumbashi, le noyau avait jugé bon que le Triduum commence le 1er octobre jusqu’à la solennité de notre Père Séraphique saint François d’Assise le dimanche 3 octobre au noviciat ofm à Kigoma-Lubumbashi.

Vivant ce temps dur en RDC, les guerres, l’insécurité, la hausse du taux de dollars, les maladies de toutes sortes, la pandémie à covid-19 ; une des questions lancinantes à laquelle nous sommes confrontés est le pourquoi, s’il existe et s’il est bon, Dieu permet-il que les humains souffrent ? Que l’on soit croyant ou non, que l’on soit innocent ou criminel, tous souffrent et pourtant créé bon par Dieu. Pour Adolphe Gesché, « le mal est bien la chose au monde qui nous révolte le plus unanimement ». Voilà pourquoi, le frère Jean-Claude Mulekya Kinombe a basé toute sa réflexion, le premier jour du Triduum franciscain sur le thème : « l’homme devant sa vulnérabilité. Réflexion chrétienne sur le mystère de la finitude humaine ».



A la lumière de ces passages : Gn 3,19 ; 2Co 5,1 ; Ps 90,9-10 ; Col 1,24-2,7 et le chapitre 8 des Fioretti de saint François traitant de la joie parfaite ; le frère Jean-Claude a conclu que la finitude et la grandeur caractérisent la vie de l’homme. Ce qui compte comme fils et filles de Dieu dans le Fils Jésus-Christ, c’est de s’abandonner entre les mains de Dieu en toutes circonstances.

Le salut holistique apporté par Jésus-Christ atteint l’homme dans sa dimension spirituelle et corporelle ; car il libère non seulement du mal physique dans sa dimension corporelle, mais aussi et surtout spirituelle. Il libère du péché qui est le plus grand mal capable de détruire l’homme et la société. Jésus-Christ invite ainsi l’homme à identifier les vraies causes de différents maux qui l’affligent et à chercher des solutions adéquates.

Pour nous congolais, africains, frères et sœurs de saint François d’Assise de Lubumbashi, lutter pour le salut holistique de l’homme c’est s’engager pour la guérison totale de l’homme et de la femme, d’une part, par la réconciliation de l’homme et de la femme avec son Dieu (la purification) et le service de santé de qualité pour la bonne prise en charge de tous les malades du point de vue culturel, socio-somatique et spirituel. Cela invite donc à la bonne compréhension de la mission du Christ, de ses Apôtres et de son Église.

Malgré quelques cas d’intégrisme et de rigorisme refusant tout recourt à la médecine humaine, les fidèles catholiques justifient leur compréhension de la médecine en la rapportant à Dieu, source première de tout, de qui vient toute guérison. Ils se basent sur les conseils du Siracide ou Ecclésiastique : « Aie recours au médecin, car le Seigneur l’a créé, lui aussi, ne l’écarte pas, car tu as besoin de lui. Il y a des cas où l’heureuse issue est entre leurs mains » (Si 38,12-13)[1].

De tout ce qui précède, il sied de notifier que la perspective holistique et eschatologique de l’approche chrétienne de la médecine est consciente de limites de la médecine naturelle, non seulement au sujet de ses capacités de compréhension de la maladie et du malade, mais aussi de sa portée. La médecine peut apporter un soulagement temporaire, toutefois le corps humain sera toujours atteint par d’autres maladies pour mourir un jour. Néanmoins, tout en combattant énergiquement contre la maladie et la souffrance avec tous les apports de la médecine humaine et de l’hygiène, le chrétien s’engagera pour la libération totale et définitive de la corruption et de la mort en Christ sous le regard de la ‘réserve eschatologique’.

Dans la spiritualité franciscaine, il y a deux clefs pour saisir le sens de ce qu’est la vraie joie sont la conformité au Fils et la non-appropriation. Cette joie est la joie de Pâques, la joie de la force du salut gratuit de Dieu, ce Dieu qui est don et qui nous demande à son image de donner jusqu’à l’abandon du don. La souffrance demeure un mystère, cependant par son incarnation, la fidélité à sa croix et par sa résurrection que Jésus-Christ est pour l’homme le « Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6) ; c’est par lui et en lui que « s’éclaire l’énigme de la douleur et de la mort qui, hors de son Évangile nous écrase » (GS 22,6).

Le deuxième jour, le transitus de saint François était animé par les novices ofm, les Pré-novices Fmm, les Postulantes Frjc et les Postulantes Capucines.

Le troisième jour fut la grande célébration de la solennité de notre Père saint François d’Assise. La messe était en swahili, présidée par le secrétaire Provincial de la Province saint Benoît l’Africain, le fr Bernard Kabila ofm. L’homélie était faite par le frère Jean-Claude Mulekya ayant pour thème « notre participation à l’édification de l’Église à l’exemple de saint François ».


Au cours de la messe, 3 sœurs Franciscaines du Règne de Jésus-Christ ont émis les vœux temporaires, 5 les vœux perpétuels et 4 ont célébrés le jubilé de 25 ans de vie religieuse. Également, au cours de la célébration, la famille franciscaine de Lubumbashi a célébré les 50 ans de la présence des sœurs Capucines en R.D. Congo. La chorale saint François de la Paroisse de Luano avait très bien animé la messe. Après la messe, nous avions partagé le repas festif dans une immense joie. Nous rendons grâce à Dieu.

 

Fait à Lubumbashi, le 5 octobre 2021

Fr Félicien Kasongo, ofs-Lubumbashi

Fr Bernard Kabila ofm

Fr Jean-Claude Mulekya ofm

 










 

 


[1] R. De haes, « Sectes et guérison », 416.

 


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