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10 septembre 2026

Joie franciscaine à Lubumbashi : professions religieuses et jubilés en la fête de la Nativité de Marie

 

Le 8 septembre 2026, en la fête lumineuse de la Nativité de la Vierge Marie, la paroisse Sainte Marie Reine des Apôtres, au cœur du quartier Kigoma de Lubumbashi en République Démocratique du Congo, a vibré d’une joie profondément franciscaine. En cette journée marquée par la simplicité et la grâce, 16 frères ont fait leur première profession — 11 de la Province Saint Benoît l’Africain et 5 de la Province Saint Antoine de Padoue — tandis que 6 frères ont prononcé leur profession solennelle ( 4 de la province Saint Benoît l’Africian et 2 de la province saint Antoine de Padoue). Cinq autres ont célébré leurs 25 ans de vie religieuse. La célébration eucharistique, présidée par le frère Georges Misange, Ministre provincial de la Province Saint Benoît l’Africain, fut également pour lui l’occasion de rendre grâce pour ses 25 ans de consécration.

La communauté paroissiale, les familles des profès et des jubilaires, les membres de la Famille franciscaine et de nombreux amis ont entouré les frères de leur prière et de leur affection. Une atmosphère de fraternité simple, joyeuse et profondément évangélique a enveloppé toute l’assemblée.

Dans son homélie, le frère Ministre provincial a rappelé que cette célébration rassemblait trois grâces : la naissance de Marie, les nouveaux engagements religieux et la fidélité de ceux qui célèbrent un quart de siècle de vie consacrée. En cette année du 8ᵉ centenaire du Transitus de saint François, il a souligné que l’héritage du Pauvre d’Assise demeure un Évangile vivant. Comme dans la généalogie du Christ, Dieu ne choisit pas les parfaits, mais les petits et les humbles : Marie, François, et tant de frères issus de milieux modestes. La vie franciscaine, a-t-il insisté, perd son âme dès qu’elle recherche les honneurs, les titres ou le pouvoir.

S’adressant aux frères en profession temporaire, il a rappelé que la pauvreté, l’obéissance et la fraternité demandent un vrai détachement. L’habit n’est ni un privilège ni une protection sociale : il est un engagement à aimer, même lorsque cela coûte. Aux frères en profession solennelle, il a montré que leur « oui » définitif est un acte prophétique dans un monde où tout se jette et se remplace. Il les a exhortés à ne jamais laisser la routine étouffer le premier amour. Aux jubilaires, il a rappelé que 25 ans ne sont pas une médaille, mais une question : qu’avons-nous réellement offert à la fraternité ? L’ancienneté ne remplace jamais la conversion.

Le frère Ministre a enfin rappelé le cœur de la fidélité franciscaine : rester disponibles pour Dieu, pour l’Église et pour les frères. Pour vivre pleinement la profession religieuse, il faut laisser mourir en soi le désir de paraître, la volonté de posséder, les rivalités et l’indifférence aux pauvres. Le monde n’a pas besoin de religieux mondains ou affairés, mais de frères habités par la prière, enracinés dans une fraternité radicale et porteurs d’une pauvreté joyeuse. Des hommes capables de déranger le monde par la transparence de leur vie et la force de leur sainteté.

En ce jour béni, la communauté a confié à Marie, humble servante du Seigneur, et à François, frère universel, le chemin de chacun : que leur disponibilité et leur petitesse inspirent les nouveaux profès, soutiennent les engagements définitifs et ravivent la fidélité des jubilaires. Que cette fête soit pour toute la Famille franciscaine un appel à marcher dans la joie de l’Évangile, en frères mineurs, simples et ardents, au service de Dieu et de son peuple.

Frère Luc Nzita, ofm

 

 







06 août 2026

Pèlerinage du Pardon : marcher humblement à la suite de saint François d’Assise

 

Frère Georges Misange, ofm

La Famille franciscaine de Lubumbashi a organisé, ce samedi 1ᵉʳ août 2026, un pèlerinage à la paroisse Saint Kizito de Katuba Kisanga. Ce temps de grâce s’inscrit dans le grand Jubilé célébrant les 800 ans de la naissance au ciel de saint François d’Assise (1226-2026). Dans la simplicité et la fraternité propres à notre tradition, les frères et sœurs franciscains sont arrivés à 9h00, accueillis avec joie par la communauté paroissiale.

À 11h00, un temps de réconciliation a été proposé à tous les pèlerins à travers le sacrement de la confession. Ce moment de miséricorde a été éclairé par les paroles mêmes de saint François d’Assise, qui résonnaient comme une invitation à la conversion : « Seigneur, bien que je sois misérable et pécheur, je te prie d’accorder à tous ceux qui, repentis et confessés, viendront visiter cette église, un pardon ample et généreux, avec une rémission complète de toutes leurs fautes ».

Dans la foulée, la célébration eucharistique a été présidée par le frère Georges Misange, Ministre provincial de la Province Saint Benoît l’Africain. Dans son homélie prononcée en perspective du Pardon d’Assise, il a invité la Famille franciscaine à prendre pour modèle la petitesse de la Vierge Marie, de saint François d’Assise et de la Portioncule, afin de cultiver le charisme de l’humilité pour être élevés par Dieu. Il a exhorté les frères et sœurs à apprendre à pardonner comme Dieu nous pardonne, rappelant que le Seigneur ne se lasse jamais de faire miséricorde, car il est plus grand que nos péchés. Il a également souligné que le pardon véritable, s’il ne change pas le passé, transforme notre relation à celui-ci, empêchant ainsi la faute de devenir notre identité définitive.

Les novices franciscains ont assuré l’animation liturgique, donnant à la messe une tonalité simple, fervente et profondément fraternelle. Les fidèles chrétiens ont répondu avec enthousiasme à l’invitation de leur curé, remplissant l’église d’une joie paisible et d’une communion sincère.

La journée s’est clôturée dans la convivialité franciscaine par un partage fraternel du repas, signe de l’unité et de la joie évangélique qui caractérisent la famille de saint François. Ce pèlerinage restera comme un moment de grâce où la communauté a pu marcher ensemble, prier ensemble et goûter la douceur de la miséricorde divine.

Frère Luc Nzita, ofm










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