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22 septembre 2026

Prêtre en exil spirituel. 30 ans d'expérience sacerdotale.


Un nouveau livre du Frère Adidem Ghislain Ndondji, ofm

Éditions Croix du Salut

L’ouvrage et sa vision

« Prêtre en exil » est une œuvre introspective et spirituelle qui aborde en profondeur les réalités, les défis et la grandeur du sacerdoce ministériel. Écrit à l'occasion des trente ans de vie sacerdotale de l'auteur, ce livre pose des questions fondamentales : Comment sauvegarder le sacerdoce à travers les ombres et les lumières de la vie ? Comment vivre la sainteté d'un sacerdoce qui ne nous appartient pas, tout en étant plongé dans une condition humaine marquée par le péché ?

L'ouvrage utilise la puissante métaphore de l'« exil sacerdotal » — semblable aux exils bibliques — pour décrire les épreuves, le désespoir ou l'éloignement spirituel que peut traverser un prêtre. Il offre cependant un message de profonde espérance : cet exil n'est pas une fin, mais un désert purificateur permettant un retour vers un sacerdoce renouvelé selon le cœur de Dieu.

 

Un sacerdoce vécu entre ombres et lumières

L’auteur pose une question centrale, simple et radicale :

Comment vivre un sacerdoce qui, en vérité, ne nous appartient pas ?

À partir de cette interrogation, il explore les tensions qui habitent tout prêtre :

· la fragilité humaine face à la sainteté du ministère,

· les hauts et les bas de la vie pastorale,

· les épreuves qui peuvent devenir des lieux de croissance,

· la fidélité à Dieu malgré les limites et les blessures.

Le « prêtre en exil » n’est pas un prêtre éloigné de Dieu, mais un prêtre qui affronte son humanité pour mieux laisser le Christ agir en lui.

La sainteté dans un corps de péché

Le livre aborde avec courage une question souvent tue :

Comment participer au sacerdoce du Christ quand on demeure pécheur ?

Le Frère Ndondji montre que la sainteté sacerdotale n’est pas une perfection morale, mais une disponibilité radicale à l’action de Dieu. Le prêtre est appelé à laisser le Christ sanctifier son humanité, non à la fuir.

Une réflexion sur la formation et la mission

L’auteur interroge aussi la formation sacerdotale :

forme-t-elle des prêtres capables de vivre une spiritualité enracinée dans l’Évangile et répondant aux exigences du salut ?

Il invite à une formation qui ne se limite pas à transmettre des savoirs, mais qui façonne des cœurs capables de miséricorde, de fraternité et de vérité.

Un livre pour devenir « prêtre selon le cœur de Dieu »

À travers son expérience, le Frère Ndondji propose un chemin :

· accueillir sa propre fragilité,

· s’enraciner dans l’humanité du Christ,

· vivre la pauvreté spirituelle comme un lieu de fécondité,

· laisser la grâce transformer les épreuves en sources de paix.

Son témoignage rejoint profondément la tradition franciscaine :

humilité, minorité, simplicité, confiance en Dieu.

À qui s'adresse ce livre ?

Cet ouvrage se veut un outil d'accompagnement, d'inspiration et de guérison spirituelle pour divers publics :

· Les candidats au sacerdoce: Pour les encourager et les préparer à la beauté et aux défis de leur vocation.

· Les prêtres: Qu'ils soient dans des « eaux tranquilles », pour les préparer à d'éventuelles épreuves, ou qu'ils traversent actuellement leur propre « exil sacerdotal », pour leur redonner l'espérance que Dieu n'abandonne jamais son peuple au désert.

· Les formateurs et les évêques: Pour les aider dans leur lourde responsabilité de préparer des hommes portant « un trésor dans des vases d'argile », en tenant compte des réalités concrètes qui mènent à l'exil.

· Les fidèles catholiques: Pour qu'ils prennent conscience de leur rôle actif dans le soutien de leurs prêtres, par la prière et l'accompagnement, garantissant ainsi un sacerdoce saint au sein de la communauté.

 

Frère Luc Nzita, ofm

 

Frère Luc Nzita, ofm

10 septembre 2026

Joie franciscaine à Lubumbashi : professions religieuses et jubilés en la fête de la Nativité de Marie

 

Le 8 septembre 2026, en la fête lumineuse de la Nativité de la Vierge Marie, la paroisse Sainte Marie Reine des Apôtres, au cœur du quartier Kigoma de Lubumbashi en République Démocratique du Congo, a vibré d’une joie profondément franciscaine. En cette journée marquée par la simplicité et la grâce, 16 frères ont fait leur première profession — 11 de la Province Saint Benoît l’Africain et 5 de la Province Saint Antoine de Padoue — tandis que 6 frères ont prononcé leur profession solennelle ( 4 de la province Saint Benoît l’Africian et 2 de la province saint Antoine de Padoue). Cinq autres ont célébré leurs 25 ans de vie religieuse. La célébration eucharistique, présidée par le frère Georges Misange, Ministre provincial de la Province Saint Benoît l’Africain, fut également pour lui l’occasion de rendre grâce pour ses 25 ans de consécration.

La communauté paroissiale, les familles des profès et des jubilaires, les membres de la Famille franciscaine et de nombreux amis ont entouré les frères de leur prière et de leur affection. Une atmosphère de fraternité simple, joyeuse et profondément évangélique a enveloppé toute l’assemblée.

Dans son homélie, le frère Ministre provincial a rappelé que cette célébration rassemblait trois grâces : la naissance de Marie, les nouveaux engagements religieux et la fidélité de ceux qui célèbrent un quart de siècle de vie consacrée. En cette année du 8ᵉ centenaire du Transitus de saint François, il a souligné que l’héritage du Pauvre d’Assise demeure un Évangile vivant. Comme dans la généalogie du Christ, Dieu ne choisit pas les parfaits, mais les petits et les humbles : Marie, François, et tant de frères issus de milieux modestes. La vie franciscaine, a-t-il insisté, perd son âme dès qu’elle recherche les honneurs, les titres ou le pouvoir.

S’adressant aux frères en profession temporaire, il a rappelé que la pauvreté, l’obéissance et la fraternité demandent un vrai détachement. L’habit n’est ni un privilège ni une protection sociale : il est un engagement à aimer, même lorsque cela coûte. Aux frères en profession solennelle, il a montré que leur « oui » définitif est un acte prophétique dans un monde où tout se jette et se remplace. Il les a exhortés à ne jamais laisser la routine étouffer le premier amour. Aux jubilaires, il a rappelé que 25 ans ne sont pas une médaille, mais une question : qu’avons-nous réellement offert à la fraternité ? L’ancienneté ne remplace jamais la conversion.

Le frère Ministre a enfin rappelé le cœur de la fidélité franciscaine : rester disponibles pour Dieu, pour l’Église et pour les frères. Pour vivre pleinement la profession religieuse, il faut laisser mourir en soi le désir de paraître, la volonté de posséder, les rivalités et l’indifférence aux pauvres. Le monde n’a pas besoin de religieux mondains ou affairés, mais de frères habités par la prière, enracinés dans une fraternité radicale et porteurs d’une pauvreté joyeuse. Des hommes capables de déranger le monde par la transparence de leur vie et la force de leur sainteté.

En ce jour béni, la communauté a confié à Marie, humble servante du Seigneur, et à François, frère universel, le chemin de chacun : que leur disponibilité et leur petitesse inspirent les nouveaux profès, soutiennent les engagements définitifs et ravivent la fidélité des jubilaires. Que cette fête soit pour toute la Famille franciscaine un appel à marcher dans la joie de l’Évangile, en frères mineurs, simples et ardents, au service de Dieu et de son peuple.

Frère Luc Nzita, ofm

 

 







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